Mon abord est un paysage Qui file vers un tableau impressionniste Tout est idyllique sur cette toile Encadrée par une rivière ondoyante
Bien sûr tout est IRRA IRRATION IRRATIONNEL
La vérité, je vis dans une chambre petite Tapissée par un papier Peynet d'époque Le robinet chromée du lavabo est piqué Le verrou de la porte dix fois revissé
Le trottoir comme un tombeau Disimule des odeurs Les lampadaires blafards distinguent les valises Les invisibles dispercent des ombres
Une pensée dificillement située Que de sentiments confus Mon âme escalade le K2 Je suis pris de déréalisation.
10 Mars 2024
* Jean-Julien Danglon - Poête et artiste digital Tous droits réservés Danglon.fr
Ce poème de Jean-Julien Danglon évoque avec force et émotion la sensation de déréalisation, un état psychologique où la réalité semble étrange, irréelle, voire déconnectée. L'image de l'abord comme paysage qui file vers un tableau impressionniste est saisissante, évoquant une perception altérée de la réalité, où tout semble idyllique mais aussi irrationnel.
Les contrastes entre la beauté idéalisée du tableau et la réalité crue de la chambre tapissée de papier vieilli, du robinet piqué et du verrou revissé soulignent le désaccord entre l'apparence extérieure et la vérité intérieure.
Les descriptions de l'environnement extérieur, sombre et imprégné d'odeurs d'averses, ainsi que la référence aux ombres et aux lampadaires blafards, renforcent cette atmosphère de confusion et de désorientation.
Enfin, l'analogie avec l'escalade du K2, l'une des montagnes les plus dangereuses au monde, exprime métaphoriquement la difficulté de cette expérience de déréalisation, comme une ascension périlleuse vers un sommet insaisissable.
Dans l'ensemble, ce poème offre une représentation poignante de la déréalisation, capturant les sentiments confus et la lutte intérieure de celui qui en est affecté.
07 Janvier 2024
* Jean-Julien Danglon - Poête et artiste digital Tous droits réservés Danglon.fr
Formule électrique
POEME CONTRACDITOIRE
La ligne de départ est en batterie, une fanfare silencieuse vibre à 54kWh.Le public à chapeau vert respire à plein poumon. Le feu vert comme dans une forêt primaire libère le sifflement de ses oiseaux multicolores. Sans élégance le plaisir immense détruit. L'agonie des watts entraine la bousculade inouïe...
Le pilote debout sur le métal iconiqueDistillant des sensations d'homme canonPropulsé pour atteindreL'étreinte primaire de la terre.
Sans fard, la forêt authentiqueDivisée par un lacet artistiqueRêvant une emprunte fendueA travers le vent feuillu.
Plonger dans nos racinesFut un combat brutaleRaide comme un affutExcursion douloureuse.
07 Janvier...
Un panneau est épargné !
Bob est intransigeant.Pourvoyeur de bastons sur sa Harley"Les Chardons" son groupe est redouté,Fanatiquement ils parcours Columbus.
Columbus et alentours tremblent.Bobencan cherche l'affrontement.Ces gants plombés oppressent le guidon,L'énorme pneu de sa Screamin Eagle fume.
Les ordures en conteneurs sont enflamméesLes...
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Ecrantum
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ECRAN D'ORDINATEUR ET DE SMARTPHONE Errer çà et là Affamé Enivré de culture Devant ces écrans Je n'aime pas Ce nuage IA Ne tombons pas dans le panneau Choisissons la sérendipité Tout ce maelström Tel une oie Me gave Gardons raison Une foule qui va Dans ces images présumables Comme une mantille...
La vitesse t'oblige, rien n'est humain !
Les fleurs tailléesPar des lames affutéesMeurent.Dans des réunions secrètes,La meute des loups de Tasmanie agit.Dans l'ombre les maîtres de demain sont là.
Les parasols brûlés par les ondes bâtardes,Recouvrent,Les blancs cadavres.Inventons des chiffres inconnus,Non résolus.Utilisons l'égalité mathématique....
Triptyques de la Rondeur
TABLEAU DE JEAN JULIEN DANGLON
Ne nous contentons pas de la première apparence, la beauté ne s'appréhende pas en une seconde, l'observation est véritablementla méthode.
Triptyque de la rondeur, la rondeur vide, la rondeur pleine, la rondeur percée, la circularité du monde, la rotondité de notre astre, la rondeur apaise...
Chlore.
Hermann K. est allemand,Comme tous les allemands, il aime son pays,Petit fils de Walther K. qui a combattuEn France le 22 avril 1914.
La piscine chante des cris d'enfants,Des splatchs d'eau éclabousséeDe grande intensité retentissent.Une légère odeur de chlore flotte sur le bassin.Hermann K. se souvient des récits de son grand père.Le nuage...
LES CHIENS N'AIMENT PAS LES VELOS
Les vélos arriventLes chiens se lèventLes chiens aboientLes chiens sortent les crocs
Les chiens déboulentLes chiens lancent des boules de BerlinLes chiens lancent des dessins de croquettesLes chiens lancent des émoticons dégueulasses
Les cyclotouristes innocentsLes mollets en sangSur leur selle de cuir...
Meuh, meuh, mueh.La vache marche au plafond.Chaques pattes sur un nuage.Un faux pas,Et hop elle disparait à l'horizon.Ne fait pas de bruit,Ne fait pas de geste brusque,Elle fait ton fromage.
21 Octobre 2023
* Jean-Julien Danglon - Poête et artiste digital. Tous droits réservés Danglon.fr
Protégé par son pourpoint terribleLes blessures glissentLa pointe diamentéeTranscende le Poète
Rien ne le mesureLe Poète ouvre le huis closCherche le réelTel un globe-trotter intéressé
Le dessin de la PoésieEsquisse sans innocenceL'intérieur du calice de la fleurCondamné à l'insomnie
18 Janvier 2024
* Jean-Julien Danglon - Poête et artiste...
L'ignorance des causes
Son regard questionnaToutes les physionomiesIl faisait cercle autourDe la gondole.
Tout le monde se taisaitSes lèvres tremblaientSur ses dents de requinIl faisait un tour par ici.Sa présence inopinéeCréa l'embarrasBaisser les yeuxSur le jaune Van goghien
L'ignorance des causesSur un sentier pâteuxContrarie la...
Etalon Italien
1989 une scuderia impressionnanteparquée dans huit sectionstrois cent quarante huit pur sangssymbole de grâce et de puissance
Nés à maranellosaillis par le même étalonune bête nommée enzo à la robe noire et brillantecheval-chevalier en rigide métallurgie
Mise en branle des huit sectionsles chevaux-chevaliers se cabrent et...
Juillet 1965 au village,
Le ciel est à nos pieds.Les blançoires "bâteau"S'envolent à l'est puis reviennent à l'ouest.Tous les vingt tours les freins en bois arrêtent le ballet.
Les odeurs, de coco, de nougat de Montélimar,De glace à la banane, de pomme d'amour, inondent la FêteLes bruits des carabines à plomb claquent.Le pin-pon des gagnants retentit....
La paëlla jaune safrancPoëlée, travaillée à la cuillère en boisRaconte les rizières du Viet-NamFilmées par Gopro
Les buffles pataugent, ménoposésComme des danseusesLe museau percéD'anneau damacéLes femmes parachutesPliées en deuxMouillent leur jupeTout au long du jourRepiquer le riz nourricierLa rizière imbibéeLes femmes albatros bavardentCoiffées du...
Vous souvenez-vous ?
Interrogez votre mémoire,Bande de batraciens !Rappelez-vous des déviances de la nature,D'une observation anormale ?La limite du bon sens est dépasséeLes crapauds arrivent.C'est sûrement très grave,Malheur à vous !
Des élucubrations d'habitants vauciférés sur le marchéDe Condé-sur-Beuvron,Affirmaient avoir vu cette pluie bruneD'animaux...
Michel Palomar coiffeur
Nous sommes en France en l'année 1967Une place de village inchangée depuis la Grande GuerreAu centre de la placeLe salon de coiffure de Monsieur Palomar est ouvert.
Face au salon de coiffureLe pavoisement de la Mairie et au ventTout autour des maisons coquettesFleuries de géraniums rouges.
Le coiffeurMichel Palomar...
Mon abord est un paysage Qui file vers un tableau impressionniste Tout est idyllique sur cette toile Encadrée par une rivière ondoyante
Bien sûr tout est IRRA IRRATION IRRATIONNEL
La vérité, je vis dans une chambre petite Tapissée par un papier Peynet d'époque Le robinet chromée du lavabo est piqué Le verrou de la porte dix fois revissé
Le trottoir comme un tombeau Disimule des odeurs Les lampadaires blafards distinguent les valises Les invisibles dispercent des ombres
Une pensée dificillement située Que de sentiments confus Mon âme escalade le K2 Je suis pris de déréalisation.
10 Mars 2024
* Jean-Julien Danglon - Poête et artiste digital Tous droits réservés Danglon.fr